À vos marques, prêts…Bardez !

Bardages

Pour les bardages, la tendance est à un retour en grâce de produits sains et durables, sans laisser de côté la modernité ni l’intégration dans le paysage.

Une vêture très nature

Miser sur les produits naturels pour embellir sa façade en se tournant vers des produits responsables et de qualité permet de conjuguer écologie et audaces architecturales. Audaces de mieux en mieux acceptées par les pouvoirs publics, laissant une plus grande liberté quand vient l’heure de décider de l’aspect extérieur de son logement. Le bois sous toutes ses déclinaisons s’impose comme matériau de référence, tant pour ses qualités esthétiques que pour sa durabilité naturelle.

Bardages naturels ?

Mais si les bardages naturels sont de plus en plus présents sur le marché, des poches de résistance industrielle subsistent, proposant du clin d’épicéa autoclave boosté aux biocides, affublé d’une hideuse teinte verte ou marron. Ce type de produit semble inutile face à des essences naturellement durables qui assurent la pérennité d’une façade sans nécessiter une chimie dévastatrice pour l’environnement. Pour Mathieu Thiberville, gérant de MG-Eco, spécialisée dans la construction bois écologique et bioclimatique, l’utilisation de bois traités ou reconstitués est une hérésie : « Je déteste l’épicéa par-dessus tout. Sa classe d’emploi pour l’utilisation extérieure lui est intégralement conférée par des produits chimiques très nocifs pour l’environnement et c’est un bois d’importation dont le bilan carbone est épouvantable. Je ne l’utilise même pas pour mes contre-lattes(1) ! »

Douglas, mélèze et red cedar, trio de tête

L’entrée de gamme d’un bardage est à rechercher du côté du douglas purgé d’aubier, dont la durabilité naturelle permet une classe d’emploi 3a (utilisation extérieure avec humidification de courte durée), le minimum pour un bardage destiné à durer 50 à 100 ans. Pour Mathieu Thiberville, le douglas est moins intéressant en bardage qu’en structure.

« En local, il est souvent noueux, ce qui est préjudiciable à l’esthétique et à la longévité du bardage. Ou alors il faut trouver des lames issues d’une bille de pied, ce qui est rare et peu pertinent puisqu’il fait alors un très bon bois de structure. »[…]


Avis d’experts : Quelles solutions non biocides pour protéger le bois ?



Quelles solutions non biocides pour protéger le bois ?

Insecte et champignons sont des menaces pour la pérennité de la charpente et des bois extérieurs qu’il faut éloigner au plus tôt. Si des solutions alternatives aux traitements biocides émergent, les professionnels préconisent une meilleure conception grâce à une connaissance plus précise du matériau.

Le renforcement de la réglementation européenne sur l’usage des produits biocides, afin de limiter les risques pour l’homme et l’environnement, a permis d’élargir la palette des solutions alternatives aux traitements chimiques : imprégnation par autoclave, trempage ou badigeon. Non biocides, ces nouvelles méthodes reposent sur la même stratégie : “modifier la structure de base du bois pour le rendre moins hydrophile, plus stable dimensionnellement, en réduisant sa capacité à gonfler ou se rétracter suivant l’humidité extérieure, et moins appétant pour les champignons lignivores (mérules, coniophores…) et selon les cas pour les insectes à larves xylophages (capricornes, lyctus, vrillettes…)”, résume Phillippe Gérardin. On parle ainsi de “nouveaux matériaux”. Parmi eux, les bois THT (traités par haute température), sont obtenus par pyrolyse douce par chauffage entre 160 et 240° en utilisant différents procédés ayant tous en commun de fonctionner en atmosphère pauvre en oxygène, comme l’azote pour la rétification.

Autres solutions, les bois modifiés chimiquement par imprégnation d’un réactif au cœur du bois : l’anhydride acétique (dérivé du vinaigre) dans le processus d’acétylation pour le procédé néerlandais Accoya et l’alcool furfurylique (produit à partir de déchets issus de productions végétales) polymérisé à chaud pour le procédé norvégien Kebony. Si la résistance aux parasites (aussi appelée durabilité biologique) de ces différents bois modifiés à cœur est reconnue par les experts, elle ne bénéficie à ce jour d’aucune certification. Leur usage en extérieur est donc conseillé au maximum pour la classe d’emploi 3 (voir encadré ci-contre) pour les bois THT et pour la classe 4 en ce qui concerne les bois modifiés chimiquement.


Matériau : éviter les termites

termites

Terminus pour les termites.

Le développement de la construction bois donne aux termites un garde-manger de premier choix. Mais pas de panique, leur fringale est contrôlable. On vous explique tout pour éviter les grignotages…

Les termites vivent en colonie au sein de laquelle les individus accomplissent des tâches spécialisées. Ce sont des insectes xylophages (qui mangent du bois), la cellulose constituant l’essentiel de leur nourriture. Pour la plupart totalement aveugles, ils sont aussi lucifuges (ils fuient la lumière), ce qui les rend difficiles à repérer. Parmi les nombreuses familles de termites, deux squattent l’Hexagone : le kalotermes, « termite de bois sec », et le reticulitermes, « termite souterrain ». Le kalotermes vit en petite colonie dans les branches mortes des arbres vivants et ne représente pas une menace pour nos habitats, car ses déplacements sont limités.


Bardage et lambris bois

lambris teintés ou de panneaux cirés

Il y a une décennie, le bois dans la construction se limitait aux planchers, aux lambris et à la charpente. On le disait peu résistant à l’humidité, on fronçait les sourcils face à son changement de teinte en extérieur. Peu à peu pourtant, l’air de rien, notre oeil s’est habitué aux façades en bois. De nombreux murs intérieurs sont désormais tapissés de belles planches brutes, de lambris teintés ou de panneaux cirés. Le bois sera-t-il le matériau de finition de demain ? Enquête au centre de cette petite révolution silencieuse.


Construire en bois

maison bois

Vivre dans une maison bois. Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir passer le cap et nous nous en réjouissons car c’est un matériau que nous affectionnons. Alors promenons-nous dans les bois, pendant que les chasseurs et les bûcherons n’y sont pas, histoire de vous faire découvrir la filière construction bois en France. Quelles essences, quelles techniques d’édification, quels traitements, quel entretien, quel prix, quel avenir pour les maisons bois ? Autant de questions dont vous trouverez les réponses dans ce dossier qui ne manie pas la langue de bois.


Maisons à ossature bois

maison saine et économe en énergie

Les clés pour vivre dans une maison saine et économe en énergie.

Quatre ans après notre dernier dossier sur la construction bois, il était temps de revenir sur le sujet avec de nouveaux éléments sur les pratiques les plus intéressantes !

Axé sur la technique la plus commune, l’ossature bois, ce dossier souhaite apporter les solutions pour bien choisir son bois (essences, traitements), et concevoir au mieux votre maison (inertie, isolation, étanchéité à l’air). Autant de problématiques qui trouvent aujourd’hui des réponses claires issues de l’expérience de nombreux constructeurs et autoconstructeurs.


Bois

traitement des bois extérieurs

Le traitement des bois extérieurs : le sel de bore, les lasures et laques naturelles. La charpente, les fenêtres, les portes, le bardage, la terrasse, les jeux pour enfants, comment protéger le bois à l’extérieur des champignons et des insectes xylophages ?


Le B-A BA du bois et de ses dérivés



Conscients de l’ampleur d’un sujet tel que le bois, nous avons préféré aborder la question de façon pédagogique pour cette première fois, en
commençant comme il se doit par le début ! (eh oui, Lapalisse n’a pas l’exclusivité).

Ce dossier sera suivi d’articles plus complets sur les façons de traiter, ainsi que les différents produits écologiques disponibles sur le marché, mais aussi sur les techniques constructives (bois massif, ossature bois, poteaux-poutres) et encore bien d’autres choses.
Donc patience, pour cette fois il suffit de suivre le fil du bois, pour ne pas perdre le sens du dossier.

Peu de matériaux peuvent se vanter de réunir autant d’atouts écologiques que le bois : ressource renouvelable et locale, il participe à la vie économique et sociale, stocke du CO2, participant donc à la lutte contre l’effet de serre, respire, peut isoler du froid et du bruit.

En outre dans le bois, tout est bon : les dosses, les copeaux, la sciure. Tout se récupère et peut-être transformé, en panneaux de dérivés de bois, par exemple.

Et pour finir, il est facilement recyclable, et ne pollue pas en fin de vie.

Bref, c’est le matériau idéal ! A quelques bémols près cependant.

Il peut provenir de forêts primaires massacrées, son exploitation peut avoir réduit des populations au néant, il n’est considéré comme renouvelable que dans les pays où la forêt est correctement gérée, et peut participer indirectement aux gaz à effet de serre lorsqu’il est acheminé de l’autre bout de la terre.

Le bois traité, ou les panneaux de particules à l’intérieur d’une maison, peuvent émettre des substances nocives. Certains traitements sont catastrophiques d’un point de vue environnemental.

En fin de vie, certains boistraités deviennent impossibles à recycler, et font partie des déchets spéciaux à entreposer dans des décharges particulières.

En bref, le bois est capable du meilleur, comme du pire.

C’est pour cela que dans ce dossier, nous espérons donner quelques clefs qui devraient vous permettre d’ouvrir des portes, en bois, le plus écologique possible !


Matériau

Charpente sans insecte

Charpente sans insecte.
Techniques et produits contre les attaques d’insectes xylophages.

Vrillettes, capricornes, lyctus, autant de jolis petits insectes que l’on préférerait ne pas voir gambader sur nos charpentes en bois. Mais comment faire pour les empêcher de trouver gîte et couvert sous votre toit ? Existe-t-il des produits sains capables de les faire déguerpir ? Voici des réponses pour appréhender le problème sans angoisser.